Sofian Valla (Bayonne) : “Les deux m’ont dit, ‘So, on sait que t’aimes le foot, ça se voit que malgré tout, tu t’ennuies un peu à ce niveau, va kiffer !’”
Sofian Valla, ancien attaquant des Girondins de Bordeaux et actuellement à Bayonne, pour Girondins4Ever et avant la rencontre face aux Marine et Blanc, a évoqué son arrivée à Bayonne quelques mois plus tard, lors du dernier mercato hivernal.
“En fait, ça faisait trois ans que j’étais en contact avec Chérif, le directeur sportif de Bayonne. On est toujours restés en contact. Ça faisait trois ans qu’on se tournait autour. Un coup, je ne pouvais pas, un coup, pour eux ce n’était pas faisable. Du coup, on se tournait autour. Après, il est revenu au mois de Décembre, il m’a recontacté parce qu’il cherchait quelqu’un de mon profil pour Bayonne. Ça s’est fait aux alentours du 15 Décembre. J’ai reçu un coup de téléphone, même si on s’appelait régulièrement pour prendre des nouvelles parce que c’est quelqu’un que je connaissais depuis quelques années, quand j’étais déjà à Bordeaux. Du 15 Décembre jusqu’au 1er Janvier, j’ai eu trois propositions, j’ai refusé trois fois. J’ai eu le coach Pochat (aujourd’hui parti à Amiens) au téléphone, je sentais vraiment que c’était son souhait. Puis à Chérif aussi, c’était leur souhait que je les rejoigne. J’avais réussi à faire cette bascule entre N2 et R2 donc je me suis dis que je n’avais pas envie de retourner là-dedans. Puis j’ai ma fille, j’ai un peu tout le monde qui est ici, ma mère qui est venue emménager en Bretagne. Donc, franchement, je n’avais pas de raison de bouger. Ma mère venait d’acheter donc vraiment, j’avais zéro raison de bouger. Pendant quinze jours, on s’est eu au téléphone. On s’appelle, on essaie de voir mais il y avait un peu trop de contraintes pour moi. Il a fallu que le 31 Janvier, Bayonne vienne jouer à Saint-Malo (sourire), dernier jour du mercato. Chérif m’a appelé le matin, j’étais au boulot. Il m’a dit ‘Est-ce que je pourrais te rencontrer face à face avec ta maman’. Ma maman, on va dire que ce n’est pas mon agent mais la personne de bon conseil. Je n’ai pas d’agent depuis 5-6 ans. C’est la personne avec qui je décide. Donc, il m’appelle, je lui dis ‘oui, on peut se voir le samedi matin’. Ma fille jouait parce qu’elle fait du foot aussi. Du coup, on peut se voir pendant qu’elle joue, on s’est vus pendant une heure. J’ai pris une petite pause au boulot, entre 2-3 colis. On a discuté et à la fin de cette discussion, je suis retourné finir mes livraisons jusqu’à 17h, juste avant le match. Toute l’après-midi j’étais au téléphone avec ma mère. On disait oui, on disait non, et il a fallu qu’avant que j’aille voir le match, on ait une discussion avec ma mère et ma copine. Les deux m’ont dit, ‘So, on sait que t’aimes le foot, ça se voit que malgré tout, tu t’ennuies un peu à ce niveau, va kiffer !’ Ce sont elles qui m’ont plus poussé à y aller que moi, on va dire. On a regardé le match et après le match je suis allé dans les vestiaires avec les coachs et le staff de Bayonne. On a discuté pendant 30 minutes, j’ai vraiment senti que j’étais voulu. Ça faisait très, très longtemps que je n’avais pas ressenti ça. A 21h30, je rappelle Chérif et le coach Pochat en disant ‘je viens’. Je suis censé jouer le dimanche avec Dinard et à 22h, j’appelle mon coach en lui disant que finalement je partais. A 8h du matin le lundi, je prends la route direction mon taff pour leur dire que je pars. Derrière j’ai pris la route pour Bayonne et arriver à 17h.”
Retranscription Girondins4Ever



