Christophe Dugarry : “J’en ai marre de cette paranoïa des entraîneurs et des joueurs de foot, ça me fatigue”

    Dans Rothen s’enflamme sur RMC, Christophe Dugarry, ancien joueur des Girondins de Bordeaux et consultant, s’est exprimé sur le fait que deux entraîneurs sont sur les tablettes de Marseille pour la saison prochaine : Bruno Génésio et Christophe Galtier.

    Le nom qui me plaît le plus ? Je suis pro Génésio sans aucun problème. J’apprécie son travail, j’aime le personnage, j’aime beaucoup de choses chez Génésio. Maintenant ce qui m’a un peu gêné c’est justement de voir Génésio se plaindre ces dernières semaines. En Ligue 1, les entraîneurs qui se plaignent ça m’agace. Je te le dis et je te le redis. Avec De Zerbi qui se plaignait qu’on le critique parce qu’il est italien… Habib Beye qui se plaint parce qu’on ne met pas son rôle avant son nom de famille. Génésio qui se plaignait que la presse était trop dure pour lui… Excuse-moi mais entraîneur, joueur de foot, c’est les plus beaux métiers du monde. Donc que tu sois critiqué, que tu sois jugé, qu’on te dise que tu fais du bon boulot, ça fait partie du boulot. Quoi qu’il se passe, encore plus quand tu vas à l’OM, tu vas être critiqué. Si t’arrives là-bas pour faire l’unanimité, tu ne la feras jamais ! Je trouve aussi bien d’arrêter de prendre un entraîneur fada, un entraîneur qui ressemble un peu à ses supporters. Un entraîneur calme, un entraîneur serein qui arrive, pas avec des certitudes parce que tu n’es jamais sûr de rien en football, il faut garder un petit peu cette retenue, mais avec le sourire. Avec le plaisir d’être là et d’arrêter de se battre contre les médias, arrêter de penser que le métier qu’ils font est un métier difficile, que tout le monde est contre eux. J’en ai marre de cette paranoïa des entraîneurs et des joueurs de foot, ça me fatigue. Quand t’as une chance aussi incroyable d’entraîner l’OM, Lille, de jouer au foot, de faire des choses, de vivre ta passion… Punaise mettez moi le sourire à l’entraînement, en conférence de presse. On les connaît les règles du jeu. Quand t’arrives en conférence de presse, si tu gagnes tu fais le coq et si tu perds tu te trouves des circonstances, mais tu gardes le sourire, tu gardes une attitude. T’es le capitaine du bateau, tu montres quelque chose de fort.”

     Retranscription Girondins4Ever