L’après Arles-Avignon

Résumé du match

« On se fait chier » scandait le public de Chaban. Mais tant de noms d’oiseaux auraient pu être envoyés à ces enfants gâtés, sans fierté, sans amour propre. Ce match a été l’un des plus mauvais matches auquel nous ayons assisté. Pourtant, le public avait privilégié le terrain vert à la plage en cette nouvelle belle journée, il était venu en nombre, certainement persuadé d’un score fleuve, dans l’espoir aussi peut-être d’une réaction, mais nous sommes certainement trop naïfs. Selon Jean Louis Triaud « Ridicules », « le zéro absolu », « manque d’engagement, manque de caractère, manque de volonté, panique », « des joueurs tellement faibles mentalement qu’ils loupent des contrôles et des passes qu’un poussin réussirait »… « On devrait gagner même sans entraineur, même à 9 contre 11 face à Arles Avignon, alors Jean Tigana n’est pas le responsable et n’était pas sur le terrain. J’en veux aux joueurs ». Tout est dit. Mais on en a un peu marre des paroles, on veut des actes !

Pas grand-chose à signaler concernant le match lui-même. Et il y avait des signes annonciateurs de cette déroute avec cette troisième minute et cette sortie kamikaze de Carrasso qui aurait bien pu déjà chambouler le match. Vint ensuite cette 8ème minute et cette frappe d’Anthony Modeste. 17ème minute, et peut être la plus grosse occasion bordelaise. Baldé remet en retrait pour son gardien qui est pris à contre pied. La balle file dans le but mais le gardien se jette et la sort du pied. Une occasion franche, non provoquée par nos joueurs. Un comble. Rien d’autre, si ce n’est une démonstration d’impuissance, de déchets techniques à répétition, avec même la sensation qu’Arles-Avignon peut l’emporter en contre. Honteux, scandaleux.

 

 

Les joueurs

Cédric Carrasso est l’un des seuls qui s’exprime dans la presse sans retenue. Mais on en a marre des belles paroles, on veut des actes ! Une sortie très en retard en début de match, et une parade décisive en deuxième période.

On aime bien Lamine Sané mais on ne comprend décidément pas l’éviction de Chalmé. Ce poste d’arrière droit n’est pas le sien et il a gaspillé de nombreuses munitions avec des contrôles ratés, des courses à contre temps. De l’autre côté, la prestation de Benoit Tremoulinas a été intéressante. Sans cesse en train de proposer une solution dans son couloir, avec plusieurs montées, il a manqué une entente avec son acolyte du milieu de terrain et un peu plus de précision dans les centres pour faire la décision. Marc Planus et Mickael Ciani ont réalisé la même performance, sans éclat, mais sans bourde non plus. Heureusement cela dit que le numéro 27 bordelais a anticipé par sa vista certains ballons, car le jeu latéral de ses coéquipiers aurait pu nous porter préjudice.

Alou Diarra n’est plus. Transparent tout le match, on le cherchait au poste de milieu défensif, sans le trouver. En manque d’inspiration, le laisser de côté comme Laurent Blanc l’a fait en équipe de France pourrait être une idée judicieuse pour le remettre en question, et le recentrer sur Bordeaux. Jaroslav Plasil est toujours ce joueur qui ne lâche rien, se dépense sans compter, propose et redescend chercher le ballon pour l’amener devant. Mais il est bien le seul et on ne comprend pas comment il peut être aussi régulier et ne pas se démobiliser à son tour. On en est là. Farid Ben Khalfallah n’y arrive pas. Et nous on n’arrive plus à comprendre comment il a pu être choisi pour remplacer Gourcuff. Quelques petits coups d’éclat, de temps à autre, mais tout le temps à 40 mètres du but… Un joueur passé, une faute subie, et puis terminé ! On le connait le refrain à force… Vieira Jussiê a surement été le plus décevant des bordelais. Impuissant, en manque complet d’inspiration et de touché technique, le joueur a brillé par son incapacité à faire la différence. Pourtant, dans son rôle de pion libre, meneur de jeu un cran en dessous des attaquants, il ne pouvait que briller… Mais la maladie est contagieuse et c’est le mauvais Jussiê qui s’est mis en scène hier soir.

En attaque, André de Souza a eu sa chance. Très peu de ballons, mais l’on a senti pourtant affuté, sentant le but, puant l’attaquant pur. Après, pas d’occasion franche, mais il n’a pas eu de ballons. Et puis, le sortir en début de seconde période, c’est un peu le mettre hors du coup… On se demande réellement si Tigana le voulait vraiment… Anthony Modeste a joué un rôle très intéressant. Avec un autre attaquant à ses côtés, il est plus libre et peut exercer son rôle de point d’appui. Des occasions en plus, mais un manque de réussite comme à l’accoutumée. On ne redemande qu’à voir ce duo, en travaillant la complémentarité, pour une saison un peu plus riche… en buts !

Cheick Diabaté n’a malheureusement rien apporté. Fernando Menegazzo non plus mais sa rage à son entrée sur le terrain nous aurait peut-être mis sur de bons rails dès le début du match…

 

 

La feuille de match

Saison 2010/2011 – 30ème journée

Girondins de Bordeaux – AC Arles Avignon (0-0)

Samedi 09 avril 2011 – Stade Jacques Chaban-Delmas

24250 spectateurs – 26°

Cartons jaunes : Carrasso (3ème), Jussiê (42ème), Diarra (73ème) – Pavon (57ème), Rocchi (67ème) et Laurent (85ème).

Bordeaux : Carrasso – Sané, Planus, Ciani, Tremoulinas – Diarra ©, Plasil, Ben Khalfallah, Jussiê(Fernando, 77ème) – Modeste, André (Diabaté, 59ème)

Arles-Avignon : Planté – Pavon, Baldé, Abenzoar (Correze, 16ème), Laurenti © – Rocchi, Ayasse (Ait Ben Idir, 52ème), Ndiaye (Dja Djedje, 57ème), Meriem – Ghilas, Kermorgant.

 

 

Les statistiques

Possession : Bordeaux 55%, Arles 45%

Tirs : Bordeaux 20 (3 cadrés), Arles 6 (2 cadrés)

Passes réussies : Bordeaux 79%, Arles 64%

Hors-jeux : Bordeaux 0, Arles 3

Corners : Bordeaux 10, Arles 2

Centres : Bordeaux 35, Arles 9

Fautes : Bordeaux 12, Arles 21

Cartons jaunes : Bordeaux 3, Arles 3

 

Plasil est le joueur ayant le plus touché de ballons côté bordelais (70), tandis que Camel Meriem, le plus sollicité côté Arles-Avignon, n’en est qu’à 45. Romain Rocchi a gagné 15 ballons alors que Ludovic Sané en est à près de 23. Benoit Tremoulinas a perdu près de 18 ballons et Camel Meriem tout autant. 79% de passes réussies pour Ayasse, avec 94% pour Marc Planus. Plasil est aussi le joueur qui a tiré le plus au but (4), avec de l’autre côté deux tirs pour Ndiaye.

 

 

Les notes Girondins4ever (sur 10)

Carrasso : 5

Tremoulinas : 6

Ciani : 5

Planus :5

Sané : 3

Diarra : 3

Plasil : 5

Ben Khalfallah : 4

Jussiê : 2

Modeste : 6

André : 5

 

 

MisterInfiny