Fabrice Abriel : « On dit que le poisson pourrit toujours par la tête… »

Sur ARL, Fabrice Abriel, ancien joueur du FC Lorient et coach de Fleury aujourd’hui, a évoqué le fait que les Girondins de Bordeaux arrivaient parfois à mener, mais s’écroulaient toujours.

« Cela veut juste dire qu’ils sont en difficulté sur le plan mental. Ils arrivent à agir, mais ils ne peuvent pas résister. La résistance n’est pas longue et forte. Ils arrivent quand même à marquer, à aller chercher des choses, mais ça ne dure pas assez dans le temps pour avoir un résultat. Il faudrait travailler sur ce côté psychologique. Il faut choisir parce que si vous décidez de défendre après avoir marqué, mais que vous n’êtes pas capables de défendre, en fait, il faut jouer… Il trouver l’ADN, jouer tout le temps pour aller marquer. Ils ne savent pas préserver un score de toute façon. Si vous ne jouez plus sur vos forces, qui vous ont fait marquer des buts, que vous vous mettez à défendre alors que vous talents offensifs n’y arrivent pas… On dit que l’équipe n’y arrive pas parce qu’elle n’y est pas psychologiquement. Mais non, c’est que l’équipe ne lit pas le match ensemble, de la même façon : il n’y a pas d’unité de penser. A un moment donné, les 11 joueurs ne pensent pas la même chose, attaquer ou défendre. Il est là, le problème ».

Est-ce vraiment une équipe ?

« C’est normal, vous n’avez pas de résultat. Ce qui donne la confiance, l’amitié, ce sont les résultats. Ce qui dope la méthode de l’entraineur, ce sont les résultats. C’est dans la difficulté que l’on voit si vous êtes unis, mais si vous n’avez pas fait ce travail de cohésion, si au départ il y avait déjà des problèmes à ce niveau-là, les résultats ne sont qu’une conséquence de tout ça. Aussi, si vous demandez aux joueurs d’être unis et qu’à la tête, au niveau des supporters, que pour tous les acteurs, personne n’est uni, vous ne pouvez pas demander aux joueurs de l’être. On dit que le poisson pourrit toujours par la tête… ».

Retranscription Girondins4Ever