Philippe Poutou : « A la limite, la descente des Girondins à côté de ça, on s’en fout »

Lors du conseil de Bordeaux Métropole vendredi dernier, Philippe Poutou s’est montré étonné que le sujet des Girondins de Bordeaux soient mis « à l’ordre du jour », plutôt que d’autres sujets qu’il juge beaucoup plus importants.

« Je vais relativiser la tristesse, il y a la loi du sport, et un club peut descendre. Les Girondins descendent aujourd’hui, il faut raison garder, ce n’est pas dramatique du tout. C’est comme ça, ça arrive. Il faut vraiment relativiser les choses. D’ailleurs, de mettre ça à l’ordre du jour, ok, c’est important, c’est l’actualité, derrière on sait qu’il y a un impact financier pour la collectivité territoriale, et il y a aussi un impact social parce qu’il risque d’y avoir un plan de licenciements de 60-70-100 salariés. On voit bien les conséquences qui sont graves. Mais cela fait quand même toujours un peu décalé de se préoccuper de ce problème alors que l’actualité à Bordeaux, ce n’est pas juste le drame des Girondins qui pourraient descendre. C’est aussi l’hôpital… On peut penser que l’hôpital, c’est quelque part notre patrimoine collectif, public. Ce n’est pas que les Girondins. Là aussi, il faut faire attention à ne pas être trop déconnecté des problèmes et des préoccupations. Il y a la question des Girondins et les conséquences sociales, mais je tiens à parler de ce qui se passe à l’hôpital. C’est révélateur que ce ne soit pas à l’ordre du jour. A la limite, la descente des Girondins à côté de ça, on s’en fout. C’est un problème important, mais il faut aussi discuter de situations très graves, dramatiques, où là on peut utiliser les mots de drame et de tristesse, donc ce qui se passe avec l’hôpital ».

Retranscription Girondins4Ever