Sébastien Piocelle : “C’est l’un des seuls clubs, voire le seul, qui n’a pas fait de recrutement à part Hatem. Ça montre aussi que financièrement, il y a eu des erreurs”

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Sébastien Piocelle, lors de plusieurs passages sur RMC, où il est consulté, a parlé des Girondins de Bordeaux comme un club qui « ronronnait », ou « il y a moins de pression ». Nous l’avons invité à revenir sur ses propos.

“C’est certainement dû à la mentalité bordelaise, mais quand je dis ça, je le dis en étant une personne de l’extérieur, par rapport à des joueurs avec qui j’ai pu jouer et qui ont joué à Bordeaux. C’est vrai que c’est assez « bourgeois ». Certainement qu’il n’y a pas cette pression positive. La pression, il ne faut pas la voir que négativement car elle peut te donner l’envie de te surpasser, même si, on a pu le voir, ils ont été champions plusieurs fois et il y a eu des épopées européennes donc comme quoi, on peut aussi y arriver. C’est vrai que dans les moments, un peu plus critiques, on se surpasse un peu moins et je prends des gants pour dire ça, vu que j’observe de l’extérieur. Mais c’est vrai que c’est quelque chose qui revient régulièrement. S’il faut l’expliquer, c’est peut-être dû au contexte global de Bordeaux : c’est une ville sympa, un peu bourgeoise… ce n’est pas péjoratif ! Forcément que l’image a été écornée ces dernières années car il y a eu beaucoup de mouvements, de changements d’entraîneur, de changements de direction. Quand on les avait suivis lors de leurs dernières campagnes européennes, avec les barrages, il y avait le coach qui voulait partir, etc… On sentait vraiment que c’était compliqué. Je pense à un moment donné qu’ils n’ont pas réussi à mettre en place un réel projet sur la durée. Et encore une fois, je pense que c’est dû au changement, dans l’organigramme. S’il y a des changements de propriétaire, il va y avoir des choses mises en place. Du jour au lendemain, il y a d’autres personnes qui arrivent avec d’autres idées. Et on ne peut pas non plus occulter l’aspect financier, Bordeaux n’a pas recruté à part l’arrivée de Ben Arfa qui est arrivé libre. C’est l’un des seuls clubs, voire le seul, qui n’a pas fait de recrutement à part Hatem. Ça montre aussi que financièrement, il y a eu des erreurs ces 5 dernières années, avec des erreurs de casting et aujourd’hui, ils le paient cash. Après, ça reste un grand club car je suppose que pour des joueurs qui pourraient être contactés par les Girondins, au-delà de l’aspect financier, on parle d’histoire, de bien vivre, ça reste quand même un club connu et reconnu en France”.

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Sébastien Piocelle ICI, sur Girondins4Ever