Alain Giresse : “Le football, pour lui, c’était une fête. C’est un homme du peuple, il n’a jamais renié ses origines”

Diego Maradona – 23.11.1988 – Bordeaux / Naples – 1/8Finale Coupe UEFA Photo Icon Sport

Sur GirondinsAnalyse, Alain Giresse a rendu hommage au footballeur argentin Diego Maradona.

« C’est l’expression même du joueur, c’est un joueur de football avant tout, et un joueur comme il a toujours été et comme il l’est toujours resté. Le football pour lui c’était plus qu’une passion. Quand on le voit gamin jongler avec un ballon, c’est ça. C’est pour ça qu’il était apprécié. Son jeu n’était pas un jeu de calcul, c’était un jeu d’un joueur qui avait envie de gagner, de participer au football. Le football, pour lui, c’était une fête. Et c’est comme ça qu’il a réussi à maintenir cette flamme qu’il avait pour ce sport, et d’entrainer derrière lui tous ses coéquipiers, pour gagner : l’Argentine, Naples… Ça, tout le monde l’a ressenti, il était naturel, il était simple. Quand on le voit à l’échauffement… Quand il était gamin à 12-13 ans, sur le terrain il faisait déjà des démonstrations de jonglage. On voyait déjà qu’il avait quelque chose de plus que tout le monde […] Ce qui se dégage, c’est cette dimension populaire. C’est un homme du peuple, il n’a jamais renié ses origines. Il était d’une simplicité et d’un naturel exceptionnel. Cette proximité fait que ça lui donne une dimension que les autres n’ont pas, de la reconnaissance, de l’aura… Ça, ça transpirait sur le terrain. Dans ce domaine-là, je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de joueurs qui puissent l’égaler, et créer une onde de choc comme c’est le cas. Il a déclenché quelque chose d’assez rare, et cela vient de la proximité qu’il a créée avec les gens […] Un joueur comme Maradona, s’il est dans un jour où il est en forme, vous ne pouvez pas l’arrêtez à la régulière, vous êtes obligés de commettre des fautes ».

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