Marc Zanotti : “Si j’étais resté avec eux en 1998-1999, j’aurais été champion de France mais je préfère être sacré champion de D2 avec Sainté et jouer une quinzaine de matchs que de faire des bouts de matchs en D1 avec Bordeaux”

Sur Poteaux Carrés, l’ancien joueur des Girondins de Bordeaux, Marc Zanotti, est revenu sur son départ de Bordeaux en prêt à Nancy puis à Saint-Etienne. “J’appartenais à Bordeaux où Rolland Courbis m’avait fait venir. Après, j’ai connu Guy Stéphan avec qui ça s’est également bien passé. Ensuite, Elie Baup est arrivé. On avait de bons rapports mais je n’avais pas beaucoup de temps de jeu. On m’a prêté à Nancy qui montait en D1. Je suis tombé sur Laszlo Bölöni et ça ne s’est pas bien passé. Les torts étaient partagés. C’était un coach très rigoureux avec une mentalité de l’est. Moi, j’étais un joueur technique, créatif et je ne rentrais pas dans ce moule. Heureusement, j’ai eu la possibilité de venir à Saint-Etienne. J’ai eu l’opportunité d’être prêté deux fois dans la même saison”.

Puis il a commenté son retour à Bordeaux après cette période de prêts. “Il y a avait de la déception. Mais ça m’a permis de jouer la Ligue des Champions. Les girondins venaient d’être sacrés champions de France. Si j’étais resté avec eux en 1998-1999, j’aurais été champion de France mais je préfère être sacré champion de D2 avec Sainté et jouer une quinzaine de matchs que de faire des bouts de matchs en D1 avec Bordeaux. Et c’est une sacrée fierté d’avoir été champion avec les Verts ! La saison suivante donc, je joue très peu avec Bordeaux. Heureusement, j’ai joué la Ligue des champions. On avait joué 12 matchs, face à Willem II, Prague et Moscou. On est sortis de cette poule et derrière, le second groupe c’était Manchester United, Fiorentina, Valence. Et c’était pas n’importe quoi. Manchester United avec Keane, Beckham, Giggs, Cole … du lourd ! La Fio, c’était les Batistuta, Rui Costa, Toldo. Je me souviens du dernier match en Italie, on fait 3 buts partout. J’avais ma famille italienne qui était là et j’ai marqué le second but avant de donner la balle de l’égalisation à Laurent Batlles. On me rappelle ça de temps en temps à Toulon ! Pourtant, j’avais fait une saison relativement blanche en dehors de cela”.