Eduardo Macia : “Jeter les personnes présentes, pour mettre mes amis, ce serait une démonstration de médiocrité”

L’ancien directeur sportif des Girondins de Bordeaux, Eduardo Macia, l’assure : il s’est imprégné de la culture du club et l’a respectée, afin de ne faire qu’un avec lui. L’espagnol explique même qu’il n’a pas poussé dehors des gens du club, et qu’il n’a pas privilégié la venue de ses “amis” au sein de celui-ci.

Pour rappel tout de même, la cellule de recrutement a été complètement refondée à son arrivée, avec notamment des recruteurs provenant de ses précédents clubs, et qui sont toujours aujourd’hui salariés des Girondins. Remplaçant par la même occasion de recruteurs historiques notamment.

 « J’ai travaillé dans différents pays, j’ai toujours eu en tête de maintenir la singularité du club. Peu importe où je vais, j’ai en tête de réfléchir et de m’adapter comme quelqu’un de cet endroit. Par exemple, si je vais à la Fiorentina, je dois paraître comme un italien. Je ne peux pas penser comme une personne de Valence ou de Liverpool. Je dois penser comme les gens de cet endroit. Je commence toujours par maintenir les gens qui travaillent dans ces clubs. Je ne suis jamais arrivé dans un club comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, c’est-à-dire de mettre tout le monde dehors et de mettre mes personnes. J’ai besoin des personnes qui vivent le club, qui le comprennent, parce que moi aussi, je dois apprendre rapidement pour pouvoir bien faire mon travail. Jeter les personnes présentes, pour mettre mes amis, ce serait une démonstration de médiocrité. Je n’amène pas mes personnes de confiance parce que cela montre une faiblesse, un manque de leadership. Tu dois être capable de motiver, former et travailler avec les gens avec qui tu es dans le club. Ce que tu dois amener, c’est ce que le club n’a pas, c’est-à-dire améliorer et faire évoluer. Je n’arrive pas à la Fiorentina en mettant tout le monde dehors pour y amener mes gens. Non, je travaille avec les gens de la Fiorentina, je leur donne l’opportunité, ils m’aident, j’arrive à les motiver et ensuite nous verrons dans un an ou deux ce qui se passera. Mais il faut au moins leur donner l’opportunité de me montrer comment ils travaillent. Je ne peux pas me baser sur ce que j’ai entendu dire par untel, j’ai besoin de me confronter à la situation. Après 4-6 mois, quand on commence à améliorer la structure du groupe, on peut se rendre compte qu’il manque quelque chose, nous allons donc amener ce qui manque. C’est comme ça que je peux avoir la meilleure voix dans le choix des personnes, parce que c’est quelque chose de concret dans l’analyse de ce dont on a besoin. Durant mon expérience, j’ai amené des personnes dans les clubs où j’ai travaillé en fonctionnant ainsi et certains d’entre eux continuent toujours à travailler dans ces clubs. Pour moi, c’est une fierté d’avoir amené des personnes bien formées, professionnelles et de haut niveau qui en même temps m’ont aidé à prendre des décisions ».

7TeleValencia

Traduction par Magali, pour Girondins4Ever