Alain Giresse : « Ces supporters ont toujours été là. Je fais partie des Ultramarines »

Alain Giresse s’est remémoré son premier match avec les Girondins de Bordeaux. Ce fut un Nîmes-Bordeaux, un jour d’octobre 1970.

« On était partis en train de Bordeaux, on était dans le dernier wagon, et le dernier wagon avait la lanterne rouge. Cela tombait bien car nous, à ce moment-là, on l’était. La SNCF, ils ont le souci du détail… J’étais après avec un international à l’hôtel Imperator. J’étais avec un international français à 18 ans, et je n’en menais pas large. On ne jouait pas ce match aux Costières mais à Jean Bouin, avec le Nîmes de l’époque… Tu ne pouvais pas t’imaginer. Il y avait un gardien qui s’appelait Luigi Landi. Quand il se faisait interpeller par le public, il montait au grillage… Comme je ne connaissais pas le contexte nîmois, ça allait. Mais c’est de là où c’est parti »…

Aujourd’hui, si on lui demandait de choisir entre les Girondins de Bordeaux et l’Equipe de France, quel serait son choix ? Lors de sa réponse, Gigi évoqua son lien avec les Ultramarines.

« L’un ne va pas sans l’autre. S’il n’y a pas Bordeaux, je ne peux pas jouer en Equipe de France. Mais Bordeaux, c’est tout, c’est mon histoire, c’est ma construction de joueur, c’est ma région, c’est mon peuple, c’est tout… Attention, je fais partie des Ultramarines. Oui, c’est vrai. Il y a quelques jours, j’étais avec leur responsable, et comme ils ont fêté leurs 35 ans, on a parlé, tout ça… Je lui ai dit que j’étais un Ultramarines. Il me dit ‘on va vous nommer Président d’honneur’, je lui ai dit qu’il n’y avait pas de problème… Ces supporters ont toujours été là. Maintenant, j’en suis un, je ne suis plus joueur, je suis observateur, mais aussi supporter ».

Retranscription Girondins4Ever