Jean-Louis Triaud : “J’ai essayé il y a 20 ans d’impliquer le vignoble. 15 châteaux m’ont suivi, 2 parce qu’ils étaient convaincus et 13 parce que nous étions amis”

Très discret – comme il l’avait d’ailleurs annoncé – depuis son départ de la présidence des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud s’est exprimé dans Nos Vins Du Monde concernant le peu d’attrait du monde viticole pour le football et particulièrement le FCGB.

Depuis des années maintenant, des appels sont lancés à ce corps de métier pour qu’ils viennent en aide au club au scapulaire : des appels sans réponse. Après François Pinault l’été dernier – lui qui ne peut pas s’investir personnellement car il détient déjà le Stade Rennais – Benjamin Hessel du Château des Annereaux avait également essayé il y a quelques jours : en vain. Alors, pourquoi la filière viticole n’est-elle pas plus impliquée dans le plus grand club de foot de la région ? Les raisons sont multiples, mais l’on pense forcément à la Loi Evin en France qui empêche toute publicité en faveur des boissons alcoolisées et donc, par conséquent, retour sur investissement.

L’ancien Président des Girondins de Bordeaux, Jean-Louis Triaud, se rappelle de la difficulté qu’il eut à faire associer les deux mondes. « J’ai essayé il y a 20 ans d’impliquer le vignoble. 15 châteaux m’ont suivi, 2 parce qu’ils étaient convaincus et 13 parce que nous étions amis et qu’ils n’ont pas osé dire non. La réponse que je recevrait souvent était ‘si vous êtes bon au foot c’est bon pour notre image et ça ne nous coûte rien. Si vous êtes mauvais, ça ne nous apporte rien, mais ça ne coûte rien’ Alors que le rugby et l’équitation passionnent dans les grands crus. Dans le football, les sommes en jeu sont telles. Cela demande trop d’argent… C’est mal barré ».